La Compagnie du Mont-Blanc : environnement et innovation

Publié le 04/06/2021
Environnement
Claire
Le Massif du Mont-Blanc

La Compagnie du Mont-Blanc anticipe l'avenir de ses stations de montagne, plus écologiques et responsables.

Face à la crise sanitaire des ces derniers 15 mois et la fermeture contrainte des remontées mécaniques, la Compagnie du Mont Blanc a du faire preuve de résilience.

« Nous traversons un moment difficile, mais je suis confiant pour l’avenir », assure Mathieu Dechavanne, PDG de la Compagnie du Mont-Blanc qui exploite les remontées mécaniques dans la vallée de Chamonix, aux Houches et à Megève (Haute-Savoie). Tandis que les remontées mécaniques sont restées fermées tout l'hiver 2020/21 avec des effectifs très réduits, la CMB a maintenu le cap et a sollicité une partie de ses équipes pour anticiper et créer des projets innovants et plus responsables vis-à-vis de la montagne.

"Atteindre la neutralité carbone d’ici 5 à 10 ans"

Au pied du Mont-Blanc et de la Mer de Glace, Mathieu Dechavanne et ses collaborateurs observent quotidiennement l’impact du réchauffement climatique sur ces reliefs. Si les installations de la compagnie fonctionnent en majorité grâce aux centrales hydroélectriques, ses dameuses sont encore émettrices d’émission de CO2. « Il y a des travaux sur la pile à hydrogène. On commence à avoir des appareils hybrides », assure Mathieu Dechavanne. L’entrepreneur espère atteindre la neutralité carbone d’ici 5 à 10 ans.

Brévent téléphérique

En attendant, en tant qu’acteur économique de la région, la Compagnie du Mont-Blanc adopte des comportements pour préserver l'écosystème local. Depuis 2014, l’entreprise a mis en place un observatoire de l’environnement et du paysage. « On produit des cartographies complètes de tous nos sites. Grâce à ça, on sait où se trouve la faune et la flore à préserver », explique le PDG.

Panneaux d'avertissement faune

En ce sens, la société s’engage à remplacer deux installations par une seule, plus performante et avec moins de pylônes et de câbles.

Pour continuer sur cette lancée écologique et responsable et sensibiliser les touristes, une partie des effectifs travaille en ce moment sur la réponse à l’appel d’offre d'un centre d’interprétation des glaciers et du climat à Chamonix, proche de la mer de glace.

« On souhaite faire de ce centre d'interprétation des glaciers et du climat une référence mondiale pour sensibiliser les vacanciers, de manière ludique, aux gestes du quotidien et leur impact pour préserver cet environnement ».

Des touristes soucieux de protéger la montagne

Cette crise sanitaire a démontré un intérêt grandissant des touristes pour la préservation de ces lieux. Avec la fermeture des remontées mécaniques, ils ont pris le temps d’observer le paysage différemment, à travers des activités comme le ski de randonnée, le ski de fond ou encore les balades en raquettes. « Cette période a permis aux gens d’apprécier la montagne d’une autre façon et ça va dans le bon sens, grâce à ces activités. Par contre, elles n’apportent aucun business pour la Compagnie du Mont-Blanc », plaisante Matthieu Dechavanne.

Avec la réouverture de l'Aiguille du Midi et le Montenvers en Mai, suivi des toutes les autres remontées mécaniques en juin, un vent d'espoir et d'innovation souffle sur les sommets !

Une marmotte sous l'Aiguille du Midi

En savoir plus sur la Compagnie du Mont-Blanc et ses projets

Visiter MONT-BLANC Natural Resort

 

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